Depuis 1969, l’association regroupant les chasseurs de la région nyonnaise dispose dans les hauteurs du village de son propre refuge et de sa zone d’entraînement.
Caché dans les méandres de la route de Saint-Cergue, en plein cœur de la forêt au nord de Trélex, le refuge de la Diana vaut le détour. En pleine nature, la zone est notamment un lieu de reproduction pour les batraciens ainsi que pour l’Azuré de la sanguisorbe, un papillon vivant sous nos contrées. Tout y est calme et sérénité. Les sangliers viennent s’y nourrir, les chevreuils viennent y mettre bas, les cerfs viennent s’y regrouper.
Cette zone de prairie humide est gérée par la Diana, du nom de la déesse romaine de la chasse (Artemis pour les Grecs). Basée à Nyon et Trélex, cette antenne locale et centenaire de la Fédération des sections vaudoises de la Diana (FSVD) est présidée par Romain Bienz, trélésien depuis toujours. Sur cette parcelle forestière communale, la section locale dispose depuis 1969 de sa propre aire d’entraînement et de son propre refuge. Ici, deux pratiques s’alternent : le ball-trap, consistant à tirer sur des cibles projetées dans les airs par un lanceur de plateaux, et le lièvre, factice, mû latéralement par un engrenage. Dans les deux cas, il s’agit pour les tireurs d’anticiper les mouvements et calculer les trajectoires. Pas si évident… mais nécessaire pour assurer une pratique de la chasse sécuritaire.
La section est composée d’une centaine de membres qui, outre venir s’adonner à leur passion, s’occupe de la préservation du biotope, notamment en nettoyant la zone des divers déchets produits par la pratique du tir, mais aussi en assurant une collaboration étroite avec le garde-forestier et le biologiste régional pour préserver les espèces qui s’y plaisent. Ces amoureux de la nature sont pourtant toujours victimes d’une sorte de mauvaise réputation. « Il y a de la part de la population une incompréhension et une méconnaissance qui induisent un comportement craintif vis-à-vis des chasseurs. Pendant longtemps, il est vrai, nous pensions que pour vivre heureux il fallait vivre caché. Désormais, nous savons qu’il faut expliquer notre pratique et la partager », explique Romain Bienz, président. Qui poursuit : « La chasse, ce n’est pas juste tirer, c’est un art de vivre dont la connaissance et la préservation des biotopes fait partie. Il faut d’ailleurs suivre une formation de deux ans pour obtenir le permis de chasse vaudois, et celle-ci est très fortement axée sur la connaissance du milieu naturel. »
Ouverture du stand
Cette année, la saison de tir de la Diana, au refuge, débute le 25 avril. Les amateurs s’y retrouveront pour près d’une quinzaine de sessions d’entraînement avant que ne débute officiellement la saison de chasse, en septembre. Les chasseurs de la Diana s’en iront alors, comme chaque année, parcourir les forêts alentours, et parfois même changeront de canton.
Outre l’ouverture de la saison, la Diana de Trélex a aussi dans un coin de la tête l’idée de faire rénover ses installations. Un récent événement regroupant toutes les sections vaudoises organisé par les antennes nyonnaise et morgienne l’aidera certainement à trouver un peu d’argent pour cela. Notons, enfin, que la partie extérieure du refuge, avec ses tables, peut être louée pour des événements privés et mise à disposition des habitants de Trélex gratuitement (avec réservation préalable). Le lieu est d’ailleurs particulièrement apprécié des familles en quête d’un endroit pour fêter l’anniversaire des enfants. Et pour ceux qui voudraient se rapprocher de la nature, les membres de la Diana sauront les accueillir avec sympathie. Avis aux amateurs.
Informations de contact
pour les réservations : Romain Bienz, président, dianadenyon@gmail.com