
Vous connaissiez déjà Carole Richardet comme gérante de l’épicerie C’est Patou, ouverte il y a 4 ans au village. Une commerçante dévouée et se mettant, avec son équipe, à l’écoute des besoins de ses clients. Vous allez désormais la découvrir coprésidente de l’Association des épiceries alternatives romandes, une structure constituée au mois de mai dernier à Lausanne.
La raison d’être de cette association ? Proposer une alternative à la grande distribution. Dans le détail, les missions sont nombreuses, dont l’approvisionnement prioritaire auprès des fermes et unités de transformation artisanale dans un territoire, le respect du travail de chaque actrice et acteur des circuits alimentaires, ou, encore, la réduction des emballages et la lutte contre le gaspillage.
« L’initiative vient de l’association Les Artisans de la transition, qui édite La Revue durable. Dans le cadre de l’une de leurs études, ils ont approché les épiceries romandes pour les questionner et en sont arrivés à en qualifier certaines d’alternatives, dont la nôtre. Cette enquête a permis une première rencontre entre les gérants d’épiceries et c’est à ce moment que nous avons senti qu’il fallait se regrouper », détaille Carole Richardet.
Dans ce cadre-ci, « l’alternatif » s’applique tant à des épiceries indépendantes, comme c’est le cas de C’est Patou, qu’à des coopératives ou des modèles participatifs. « L’un des premiers enjeux sera de faire des différences structurelles des épiceries membres une force commune », évoque Carole Richardet. A terme, diverses actions sont envisagées, toutes pour la promotion de l’agroécologie et du commerce de proximité. Plus tard, peut-être, s’agira-t-il aussi d’approcher le monde politique pour faire passer quelques messages… Dont, peut-être, celui-ci: « Nos produits ne sont pas nécessairement plus chers qu’ailleurs car, tout en rétribuant les producteurs de manière juste, nous économisons sur les coûts de distribution et livraison. »
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